Anorexie/Boulimie

L'anorexie et la boulimie voire chez certaines personnes l'alternance des deux représentent les formes les plus graves et préoccupantes des troubles du comportement alimentaire ; elles sont en augmentation constante depuis les années 70 et concernent aujourd'hui environ 10% de la population.
Parmi les personnes atteintes d'un trouble grave du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, anorexie - boulimie) 90% sont des femmes et donc seulement 10% sont des hommes. Ces troubles touchent d'avantages des personnes issues d'un milieu socioculturel élevé, tandis que l'obésité concerne plutôt les milieux défavorisés.


L'anorexie et la boulimie peuvent être dues à des troubles à différents niveaux :



L'anorexie est définie par plusieurs "critères". Tout d'abord par le fait que la personne refuse de maintenir son poids corporel au niveau ou au dessus d'un poids minimum normal suivant sont poids et sa taille.
Ensuite la peur intense de prendre du poids ou de devenir gros alors que leur poids déjà est inférieur a la normale. Enfin on trouve chez les sujets atteints une altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps.


La boulimie est elle définie par des crises de plus courte durée que l'anorexie. Ces crises se caractérisent par l'absorption en une période de temps limité d'une quantité de nourriture largement supérieur à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire dans les mêmes circonstances.
La boulimie se caractérise aussi par un sentiment d'une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple sentiment de ne pas pouvoir contrôler ce que l'on mange ou la quantité que l'on mange). Cette maladie est également définie par des comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, tels que : vomissements, jeune, exercice physique excessif.
Les crises de boulimie et les comportements compensatoires inappropriés surviennent tout deux à peu près deux fois par semaine pendant la période de crise qui est en moyenne de trois mois.


L'existence de "troubles partiels" est aussi en nette augmentation dans tous les pays occidentaux et des "troubles alimentaires mineurs" comme les fringales, le grignotage, le syndrome d'hyper alimentation nocturne, la " chocolatomanie " sont de plus en plus nombreux.

Le grignotage nocturne consiste en un besoin impérieux de consommer une collation importante en peu de temps, ceci pour pouvoir se rendormir.


Les actes de "craving" (de l'anglais: "désir irrésistible"). Le stress, l'anxiété sont calmés par la consommation frénétique d'aliments sucrés. Ces fringales s'apparentent à une toxicomanie avec du sucre. On parle d'ailleurs de chocolatomanie qui touche plutôt des personnes qui ont tendance à intérioriser les conflits.



L'alimentation par grignotage, où les repas normaux sont remplacés par une série de prises alimentaires de petites quantités mais souvent denses en calories. Ceci conduit souvent à l'excès pondéral, le grignotage est donc cause et/ou conséquence de la désocialisation et du repli sur soi.


Les troubles du comportement alimentaire conduisent généralement à des modifications du poids, mais également à des troubles du fonctionnement du corps. Les restrictions entraînent une diminution des taux vitaminiques et minéraux, donc de la fatigue, une baisse de l'immunité et un risque d'anomalies foetales pour femme enceinte. Les carences d'apport peuvent entraîner une fonte musculaire, un risque cardiaque par perturbation du taux de potassium et de sodium dans le sang.


Pour une alimentation idéale, l'individu doit remplir cinq impératifs, apparaissant comme autant de devoirs :